Sourate al-Waqi‘ah, 56:71-74

Le miracle du feu et du bois qui ne peut être obtenu artificellement

L’une des substances chimiques fondamentales formant la structure du bois est la “lignocellulose”, un composé des matériaux “lignine” et “cellulose” qui confèrent au bois sa dureté.

13 min de lecture

Visuel interactif

أَفَرَءَيْتُمُ ٱلنَّارَ ٱلَّتِى تُورُونَ ۝٧١ ءَأَنتُمْ أَنشَأْتُمْ شَجَرَتَهَآ أَمْ نَحْنُ ٱلْمُنشِـُٔونَ ۝٧٢ نَحْنُ جَعَلْنَٰهَا تَذْكِرَةًۭ وَمَتَٰعًۭا لِّلْمُقْوِينَ ۝٧٣ فَسَبِّحْ بِٱسْمِ رَبِّكَ ٱلْعَظِيمِ ۝٧٤

Voyez-vous donc le feu que vous obtenez par frottement ? Est-ce vous qui avez créé son arbre ou [en] sommes-Nous le Créateur ? Nous en avons fait un rappel et un élément utile pour ceux qui en ont besoin. Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand !
Sourate al-Waqi‘ah, 56:71-74

L’une des substances chimiques fondamentales formant la structure du bois est la “lignocellulose”, un composé des matériaux “lignine” et “cellulose” qui confèrent au bois sa dureté. En terme de structure chimique, le bois se compose de 50% de cellulose, 25% d’hémicelluloses et de 25% de lignine.1

Le miracle du feu et du bois qui ne peut être obtenu artificellement

L’analyse de la formule chimique de ces substances révèle trois éléments vitaux : l’hydrogène, l’oxygène et le carbone.

L’hydrogène, l’oxygène et le carbone sont les éléments fondateurs de millions de substances dans la nature. Mais par un miracle de Dieu, ils se combinent également pour former la lignocellulose disponible dans les plantes. Même si les scientifiques savent que l’oxygène, l’hydrogène et le carbone sont les ingrédients de la lignocellulose, ils sont complètement incapables de reproduire cette matière particulière aux plantes. Ces éléments sont certes disponibles à foison dans la nature. Toutefois les scientifiques n’ont pas réussi à obtenir le moindre morceau de bois de manière artificielle. Les arbres nous fournissent ce composé depuis des millions d’années en combinant de l’oxygène, du carbone, de l’eau et la lumière du Soleil.

L’un des composants de la lignocellulose est de l’eau, exprimée par la formule H2 O. Cependant, le bois est l’un des matériaux les plus flammables dans la nature, en dépit de la grande quantité d’eau qu’il referme. Le verset cité plus haut souligne sagement que le bois ne peut pas être fabriqué par les hommes au moyen du feu. Grâce à ses composants et à l’eau qu’il contient, le bois est l’un des plus importants combustibles du feu.

Les arbres intéressent une sphère considérable de la recherche scientifique toujours en quête des détails de leur création. Les structures complexes des cellules composant les arbres n’ont pas encore été totalement identifiées, malgré les progrès technologiques. La Commission Forestière de Grande-Bretagne, l’une des plus importantes institutions de recherche forestière majeure dans le monde, dit ceci sous le titre “Le manque d’information sur la chimie et la structure des fibres de bois” :

En dépit des connaissances issues des recherches passées et en cours, il existe encore un manque d’information sur la chimie et la structure des fibres de bois. De grandes variations existent chez le même arbre : la moelle, l’écorce, la base de l’arbre ou son sommet. Souvent la chimie et la structure d’une cellule de bois sont extrêmement hétérogènes et difficiles à étudier avec des techniques conventionnelles.3

Un article dans la revue scientifique Plant Physiology intitulé “Notre connaissance du développement du bois n’est pas complète” décrit le savoir limité des scientifiques en la matière :

Compte tenu du rôle important que le bois est censé jouer dans le futur proche, il est surprenant de voir que notre compréhension du mode de développement du bois est loin d’être complète. A quelques exceptions près, on en sait très peu des processus de développement cellulaire et moléculaire sousjacents à la formation du bois. La xylogénèse constitue un exemple de différentiation cellulaire dans une forme exceptionnellement complexe. Ce processus est contrôlé par une large variété de facteurs aussi bien exogènes (photopériode et température) qu’endogènes (phytohormones) et par leurs interactions. Il est orchestré par l’expression coordonnée de nombreux gènes structurels (dont on connaît la fonction de certains) impliqués dans la création des cellules, leur différentiation, leur mort programmé et la formation de cœur de bois (HW) et par des gènes régulateurs virtuellement inconnus organisant cette séquence de développement. La présence de familles de gènes et la plasticité extrême du métabolisme impliqué (comme l’illustre le comportement inhabituel des plantes à parois cellulaires transformées ; voir Fagard et al. 2000) ajoutent une complexité supplémentaire à notre compréhension du processus de formation du bois.4

La création extraordinaire du bois est soulignée dans une autre revue scientifique, Annals of Botany :

La formation du bois est un processus hautement compliqué impliquant une variété incroyable d’étapes métaboliques dans les racines, les tiges et les couronnes des arbustes et des arbres. Au cœur de ces processus est l’activité cambiale qui mène au lâcher de jeunes cellules de bois subissant la maturation jusqu’à l’autolyse du protoplaste, étape finale de développement. Plus tard, chez plusieurs espèces d’arbre, les cellules de bois se modifient encore par un processus supplémentaire appelé la formation de cœur de bois. Les propriétés du bois qui en font un matériau brut adapté à de nombreux usages sont largement déterminées par l’architecture spécifique des parois cellulaires. Les difficultés à étudier ces nombreuses étapes de développement apparaissent quand sont appliquées des techniques routinières pourtant efficaces sur les tissus végétaux souples. Par conséquent, dans la plupart des cas, ces techniques requièrent des modification ou l’emploi de protocoles complètement révisés afin d’obtenir de bons résultats sur les tissus de bois.5

Ces informations quant à la création du bois nous rappellent (comme le fait la sourate al-Waqi’a) que le bois ne peut être fabriqué par les hommes. Suivent ici quelques-unes de caractéristiques inimitables du bois :

La nature dure et résistante du bois provient des fibres de cellulose qu’il contient. La cellulose est en effet dure et insoluble dans l’eau. C’est cette propriété de la cellulose qui rend si intéressant l’usage du bois comme matériau de construction. La cellulose qualifiée de “substance contractile incomparable” contribue depuis des siècles à maintenir debout nombre d’édifices et des ponts.

Le bois est composé de colonnes parallèles de cellules convexes. Elles sont cernées de fibres de cellulose en spirale. En outre, ces cellules sont renfermées dans la lignine, une substance composée d’une résine polymère complexe. Ces couches logées en spirales représentent 80% de l’épaisseur de la paroi cellulaire et sont la partie supportant la charge principale. Quand la cellule de bois s’affaisse sur l’intérieur, elle absorbe le choc d’un coup en se détachant des autres cellules autour. Même quand de tels affaissements causent une fissure le long de la fibre, le bois n’est pas touché. C’est pourquoi le bois reste suffisamment solide pour supporter certaines charges même s’il se brise.

Le bois se distingue particulièrement par sa capacité à absorber l’énergie des coups lents et à en réduire les dommages consécutifs. L’avion de la seconde guerre mondiale dit le “ Mosquito” était fait de bois compressé entre des bandes de planches de fibres, lui conférant la plus grande résistance de son époque. Sa dureté et sa résistance font du bois un matériau très fiable. Parce que le bois se brise et se fissure assez lentement pour être visible de l’extérieur, il donne ainsi le temps de prendre les mesures nécessaires.

Un matériau basé sur la structure de bois peut être jusqu’à 50 fois plus résistant que d’autres matériaux synthétiques utilisés aujourd’hui.6

Cette structure unique du bois est utilisée pour protéger contre les impacts à haute vitesse et les fragments destructifs tels que les bombes et les balles. Pourtant les scientifiques n’ont jamais été capables de répliquer un morceau de bois avec toutes ses qualités. Chaque élément du bois – l’épaisseur des couches internes, leur degré de compression, le nombre de vaisseaux, leur disposition et les matières à l’intérieur – fut créé en particulier pour atteindre cette résistance.

La partie morte du bois, le “xylème” contient des canaux creux, également appelés “les vaisseaux du bois”, qui sont en fait des cellules inanimées perdant graduellement leurs noyaux et leurs cytoplasmes empilés les uns sur les autres. De longs vaisseaux fins se forment q u a n d l e s m e m b r a n e s e n t r e l e s c e ll u l e s s e d i ss o l v e n t e t d i s p a r a i ss e n t .

Le miracle du feu et du bois qui ne peut être obtenu artificellement

L e s r a c i n e s s e p r o p a g e a n t e n d e ss o u s d e l a t e rr e t r a n s p o r t e n t l ’ e a u e t l e s m i n é r a u x d o n t l a p l a n t e a b e s o i n e t l e s a c h e m i n e n t j u s q u ’ a u x f e u ill e s . L a m a n i è r e d o n t l e s r a c i n e s a b s o r b e n t l ’ e a u d u s o l r a p p e ll e l a t e c hn i q u e d u f o r a g e . L e s r a c i n e s n ’ o n t p a s d e m o t e u r s p o u r i n i t i e r l e p r o c e ss u s d ’ a b s o r p t i o n d e l ’ e a u . E ll e s n e d i s p o s e n t p a s n o n p l u s d e l ’ é q u i p e m e n t t e c hn i q u e à m ê m e d e p o m p e r l ’ e a u e t l e s m i n é r a u x d i s p o n i b l e s p a r f o i s à p l u s i e u r s m è t r e s d e l à . E ll e s r é u ss i ss e n t n é a n m o i n s à a b s o r b e r l ’ e a u d a n s l e s p r o f o n d e u r s d u s o u s - s o l e n s e propageant sur une très vaste zone.

Le processus de pompage effectué par la plante de façon aussi parfaite est en réalité très complexe. A ce jour ce système n’est pas encore complètement compris. La présence d’“un système hydraulique” chez les plantes a été identifiée il y a environ deux siècles. Mais nous ne savons toujours pas comment cette action défiant la force de gravité se met en place. La technologie supérieure contenue dans un espace aussi confiné n’est qu’une illustration de la science incomparable de notre Seigneur, le Créateur de ce système. Comme tout le reste dans l’univers, Dieu Tout-Puissant est l’Auteur de ce système de transport chez les arbres.

Les plantes tirent du sol tous les nutriments minéraux dont elles ont besoin : le potassium, le phosphore, le calcium, le magnésium et le sulfate. Etant donné que ces substances ne sont pas disponibles séparément dans le sol, elles les absorbent sous forme d’ions (atomes chargés négativement/positivement). De tous les ions inorganiques dissolus dans la terre, les plantes n’en absorbent que les 14 nécessaires.

La concentration en fer à l’intérieur des cellules de plante est 1000 fois supérieure à celle du sol à l’extérieur.7

Dans des conditions normales, un échange de matière d’une région à forte densité vers une région à plus faible densité s’effectuerait. Pourtant c’est exactement le contraire qui se produit avec les racines des plantes. Les ions dans la terre passent facilement dans les cellules de la racine.8

Parce qu’elle opère à contre-courant du système de pression, la plante a besoin d’un niveau élevé d’énergie dans le processus de pompage. En outre, lorsque les racines de la plante aspirent les ions du sol, il faut un système d’identification afin d’attirer les ions voulus et de repousser les autres. On comprend alors que les pompes à ions dans les cellules de racine n’ont rien d’ordinaire : elles sont capables de sélectionner les ions. N’oublions pas que les cellules dans les racines sont composées d’atomes dépourvus d’intelligence ou de conscience. Le processus de sélection des ions se révèle alors d’autant plus extraordinaire.

Il n’y a pas que le bois et les racines des arbres qui ne peuvent pas être obtenus artificiellement : les feuilles aussi. Ce qui rend la feuille particulièrement inimitable est sa capacité à générer la photosynthèse. La photosynthèse, même si elle n’est pas encore complètement comprise par les scientifiques, peut se résumer à la fabrication par les plantes de leurs propres substances nutritives. De par leur structure, les cellules végétales sont capables d’utiliser directement l’énergie solaire. Elles parviennent ainsi à la stocker après de nombreux processus complexes sous une forme utilisable par les êtres humains et les animaux. L’énergie photosynthétique emmagasinée dans les arbres se dégage au moment de la combustion. L’énergie émise pour le chauffage d’une maison par le bois quand il est brûlé est en réalité l’énergie du soleil emmagasinée au cours de la formation du bois.9

La photosynthèse, qui opère comme une usine miniature, a lieu dans l’organite nommé “chloroplaste” à l’intérieur de la cellule végétale qui donne à la plante sa couleur verte. Les chloroplastes ne mesurent qu’un millième de millimètres, et ne sont donc visibles qu’au microscope. Quand l’énergie solaire tombe sur la feuille, ils la transmettent aux différentes couches internes. Les chlorophylles dans les chloroplastes des cellules de la feuille convertissent cette énergie lumineuse en énergie chimique. La plante qui reçoit cette énergie chimique l’utilise immédiatement pour obtenir des substances nutritives. Ce n’est qu’au milieu du siècle que les scientifiques ont réussi à obtenir cette information, que nous avons résumée en quelques lignes ici. Des pages de réactions en chaînes sont écrites pour décrire l’ensemble du processus de photosynthèse. Cependant certains liens dans la chaîne demeurent toujours un mystère pour les scientifiques. Ce qui n’a pas empêché les plantes de réaliser ces processus de façon continue depuis des centaines de millions d’années, fournissant ainsi à la terre nourriture et oxygène.

L’impossibilité pour l’homme de créer du bois artificiellement témoigne de la présence d’un Créateur Sublime. Les propriétés du bois, auxquelles on peut consacrer des tomes entiers ainsi que l’inspiration qu’il suscite chez les scientifiques, révèlent le degré de connaissance et d’intelligence impliquées dans la création du bois. Cette sagesse et cette science appartiennent à Dieu Tout-Puissant, le Créateur et l’Unique Seigneur de toutes choses.

Notes

  1. http://www.forestpathology.org/wood.html; Wood Chemistry and Anatomy, 2005. ↩
  2. "Edwin Hubble" ; www.time.com/time/time100/scientist/profile/hubble.html ↩
  3. http://www.forestresearch.gov.uk/fr/INFD-6FMCUS; The Research Agency of the Forestry Commission, 2007. ↩
  4. Christophe Plomion, Gregoire Leprovost, Alexia Stokes, "Wood Formation in Trees"(La formation du bois des arbres), Plant Physiology, Décembre 2001, Vol. 127, pp. 1513–1523. ↩
  5. Uwe Schmitt, Chaffey, N.J. ed. “Wood formation in trees— cell and molecular biology techniques" (La formation du bois des arbres – techniques de biologie cellulaire et moléculaire), Annals of Botany, 2002, Vol. 90, no. 4, pp. 545-546. ↩
  6. Julian Vincent, "Tricks of Nature" (Les astuces de la nature) , New Scientist, 17 août 1996, Vol. 151, no. 2043, p. 40. ↩
  7. Malcolm Wilkins, Plantwatching (Observation des plantes), Facts on File Publications, New York, 1988, p. 119. ↩
  8. William K. Purves, Gordon H. Orions, H. Craig Heller, Life, The Science of Biology, 4ème édition, W.H. Freeman and Company, p. 724. ↩
  9. http://www.montana.edu/wwwpb/pubs/mt8405.html; Michael Vogel, "Heating with Wood: Principles of Combustion" (Chauffage au bois : principes de la combustion), 2003. ↩

Références coraniques